Le plan d’épandage individuel est un document qui comprend une représentation cartographique exhaustive du parcellaire de l’exploitation agricole et un calcul des productions d’effluents du cheptel.
La cartographie du parcellaire permet de connaître l’aptitude à l’épandage de chacune des parcelles de l’exploitation : parcelles sans contraintes, parcelles épandables sous condition, parcelles ou parties de parcelles exclues pour des raisons réglementaires (habitations, cours d’eau, captage) ou autres (forte pente, affleurement rocheux, forte hydromorphie, faille géologique, dolines, …).
Une connaissance précise de la nature des sols et des sous-sols, de la vulnérabilité de chaque parcelle, est indispensable pour adapter les pratiques d’épandage et donc préserver l’environnement.
Chaque parcelle fait l’objet d’un diagnostic à dire d’expert ou sur le terrain (sondage à la tarière) et est représentée par un code couleur correspondant à son aptitude à l’épandage.
La description du cheptel et des types de logement permet de connaître les volumes d’effluents produits, de vérifier le respect de la réglementation en matière de capacité de stockage et de s’assurer que les surfaces épandables permettent de recevoir les effluents produits sur l’exploitation, sans risque de pollution du milieu naturel.
Nous disposons des services compétents et disponibles !
Vous souhaitez optimiser la gestion de vos effluents, disposer d'un plan conforme et répondre au cahier des charges de l'AOP Comté.
Sur l'exploitation
Les enjeux autour du partage de la ressource en eau sont plus que présents dans notre société à l'heure du changement climatique et d'épisodes climatiques de plus en plus extrêmes (sécheresse, inondation...). Nous vous accompagnons sur l'adaptation de votre exploitation et la gestion de votre ressource en eau notamment en vous proposant des leviers d'action comme la récupération d'eau de pluie, la bonne gestion de l'abreuvement du bétail ou encore l'irrigation des cultures maraichères via la récupération d’eau de pluie.
La récupération d'eaux pluviales sur les toitures des bâtiments d'exploitation peut vous apporter une solution aux besoins en eau dans un objectif de tendre vers lautonomiel’autonomie. L'eau récupérée et stockée peut alors servir pour l'abreuvement des animaux, le lavage (quai de traite, aire d'attente, matériels agricoles...), le remplissage d'un pulvérisateur, les petites irrigations, la défense incendie ou encore les sanitaires. Point d'attention : pour le lavage de matériels alimentaires, la réglementation impose obligatoirement l'utilisation d'eau potable, c’est-à-dire ayant fait l’objet d’analyses et déclarée conforme. De ce fait, la vaisselle laitière doit être approvisionnée en eau du réseau.
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Catherine MULLER
Assistante du service espaces et territoires
Souvent oubliée, l'eau est le premier aliment des animaux d'élevage. En Bourgogne-Franche-Comté où l'élevage est bien ancré, la ressource en eau est un réel enjeu. Dans ce contexte, le projet ASSECC a émergé réunissant plusieurs partenaires tels que les Chambres d'agriculture de Bourgogne-Franche-Comté, des instituts techniques, des acteurs des filières, de l'enseignement et de la recherche dans un objectif de mutualiser les expertises et les références pour une meilleure utilisation des ressources et un abreuvement responsable. Retrouvez, dans le guide de l'abreuvement à télécharger, des informations et des conseils adaptés à votre exploitation (toutes les typologies y figurent, bovins lait, bovins viande, porcins, caprins, ovins, élevages avicoles).
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Catherine MULLER
Assistante du service espaces et territoires
Le changement climatique touche en première ligne toutes les activités agricoles : élevage, grandes cultures, arboriculture, maraîchage... Face à cette situation les agriculteurs et les agricultrices doivent s'adapter aux nouvelles conditions climatiques, tout en contribuant à lutter contre le dérèglement climatique. Nous vous accompagnons dans cette démarche d'atténuation et d'adaptation pour faire face au changement climatique avec des pratiques et des leviers à mettre en oeuvre dans votre exploitation.
Faites la demande de la réalisation d'un diagnostic carbone CAP'2ER® à nos conseillers spécialisés et ayez un premier niveau d'évaluation des performances environnementales de votre exploitation.
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Evelyne VERNEREY
Assistante du service économie de l'entreprise
La démarche RESYSTH, REsilience des SYSTèmes Herbagers face au changement climatique sur le massif du Jura a pour objectifs de :
Les systèmes herbagers du Massif, typiques et originaux, ont une sensibilité particulière vis-à-vis du changement climatique : altitude (sensibilité plus forte), sols superficiels notamment dans la partie méridionale du Massif, valorisation des surfaces peu diversifiées (liée à l’altitude et au potentiel agronomique des sols), spécialisation des productions…
Les exploitants du Massif ressentent déjà les effets du changement climatique avec plusieurs années consécutives extrêmes sur le plan climatique : réchauffement global et pluviométrie plus concentrée en épisodes intenses, avec périodes de sécheresse plus longues et plus fréquentes, entraînant une difficulté accrue à alimenter et abreuver les troupeaux. En pratique, on observe par exemple une augmentation récente du nombre de créations de citernes de récupération d’eau d’abreuvement sur le Massif.
Une animation territoriale adaptée aux caractéristiques de chaque zone identifiée a pour enjeux de faire de comprendre le climat actuel et de faire prendre conscience aux différents acteurs des évolutions climatiques prévues (utilisation du scénario RCP 8.5 du GIEC) et de leurs impacts sur les systèmes des exploitations du Massif du Jura.
Un travail d’identification des pistes d’adaptation est ainsi mené avec les agriculteurs et un suivi de fermes pilotes sera mis en place.
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Catherine MULLER
Assistante du service espaces et territoires
Les buts du projet sont que les exploitations bovines puissent adapter au mieux leurs pratiques aux aléas climatiques et qu’elles arrivent à réduire leur empreinte environnementale. Le projet doit aboutir à des méthodes et outils permettant de mieux accompagner les familles paysannes dans leurs changements de pratiques, tout en maintenant leur rentabilité économique et leur stabilité sociale. La finalité n’est pas de bouleverser le fonctionnement des exploitations, mais d’abord de valoriser les pratiques positives, et aussi mettre en avant celles pouvant apporter plus de durabilité.
Les aléas climatiques s’invitent de plus en plus dans les exploitations, jusque dans leurs résultats économiques.
Le défi se situe donc dans la recherche d’une plus grande durabilité des exploitations bovines, associant les aspects environnementaux, économiques et sociaux, afin d’assurer leur viabilité sur le moyen et le long terme.
Il se déroule, pour la partie française, dans les départements du Doubs, du Territoire de Belfort, de Haute-Saône et du Jura. Pour la partie suisse, il se déploie dans le canton du Jura et la région du Jura bernois.
Il a débuté en janvier 2020 et s'est terminé en avril 2023.
Le projet est piloté côté suisse par la Fondation Rurale Interjurassienne (FRI) et en France par la Chambre Interdépartementale d’Agriculture Doubs-Territoire de Belfort.
Le projet SPAD est soutenu par le programme européen de coopération transfrontalière Interreg France-Suisse 2014-2020 et a bénéficié à ce titre d’une subvention européenne (Fonds européen de développement régional) couvrant 60% du coût total français ; côté Suisse, la Confédération et les cantons de Berne et du Jura subventionnent le 60% des coûts totaux.
Date de parution des résultats : Juillet 2023
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Evelyne VERNEREY
Assistante du service économie de l'entreprise
Nous vous accompagnons afin d'allier performance économique et préservation de la biodiversité.
Les Chambres d’agriculture et l’Observatoire Agricole de la Biodiversité
Les Chambres d’agriculture participent activement à l’Observatoire Agricole de la Biodiversité (OAB), un programme de sciences participatives animé par le Muséum National d’Histoire Naturelle, le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, ainsi que les Chambres d’agriculture.
Ce programme propose aux agricultrices et agriculteurs intéressés des protocoles d’observation de la biodiversité ordinaire, afin de mieux comprendre cette biodiversité en milieu agricole.
L’OAB est piloté par le Ministère de l’Agriculture dans le cadre de la Stratégie nationale pour la Biodiversité. Lancé en 2009 pour pallier le manque d’indicateurs de suivi de la biodiversité en milieu agricole, ce projet permet aux acteurs du développement, aux décideurs et aux partenaires de la recherche de mieux comprendre la relation entre pratiques agricoles et biodiversité.
En 2010, une phase de test a permis aux scientifiques de co-construire les protocoles d’observation avec des agriculteurs volontaires. Ce programme vise à approfondir les connaissances sur la biodiversité ordinaire en milieu agricole, son évolution et ses liens avec les pratiques culturales, grâce à cinq protocoles portant sur :
Consultez le site de l'Observatoire Agricole de la Biodiversité
Les Chambres d'agriculture France et le Concours Général Agricole des pratiques agro-écologiques
Depuis 2014, les Chambres d'agriculture France pilotent le Concours Général Agricole des pratiques agro-écologiques. Ce concours met en lumière et récompense chaque année des agriculteurs qui favorisent l'équilibre entre biodiversité et productivité sur leur exploitation, par des pratiques telles que l'entretien des prairies naturelles et la gestion durable des haies et des bocages.
Le concours se décline en deux catégories : Prairies et Parcours et, plus récemment, Agroforesterie, qui entame sa 3ème édition cette année.
Après une pré-sélection locale par les territoires, les lauréats nationaux seront récompensés au Salon International de l'Agriculture en mars 2023. Cette initiative s’inscrit dans la volonté des Chambres d’accompagner et de valoriser les efforts des agriculteurs qui intègrent la biodiversité dans la gestion de leurs espaces.
Pour plus d'informations, consultez le site web du Concours Général Agricole - Pratiques Agro-écologiques.
Le Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en juin 1992 a marqué une prise de conscience mondiale concernant l'extinction accélérée des espèces et l'impact des activités humaines sur la nature. Lors de ce sommet, une Convention sur la diversité biologique a été adoptée et ratifiée par la France en 1994. Depuis, les enjeux liés à la biodiversité sont de plus en plus intégrés dans les politiques publiques européennes et françaises.
Deux directives européennes visent à protéger la biodiversité : la directive Oiseaux (1979) et la directive Habitats (1992). Elles établissent les bases réglementaires du réseau européen Natura 2000, qui identifie les sites naturels terrestres et marins abritant des espèces sauvages, animales ou végétales, rares ou fragiles, ainsi que leurs habitats.
Pour enrayer la perte de biodiversité et des services écosystémiques, deux plans d’action successifs ont été mis en place. Le premier objectif, fixé en 2001, visait à stopper la perte de biodiversité d'ici 2010. Cet objectif n'ayant pas été atteint, il a été reconduit à l'horizon 2020.
La Politique agricole commune (PAC) a intégré des dispositifs de préservation de la biodiversité, tels que :
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Catherine MULLER
Assistante du service espaces et territoires